• Chapitre 2

    Sa réponse me laissa sans voix. Après quelques secondes de silence, il reprit: "- Sarah, tu n'es pas sans savoir que ta mère t'a sauvée au péril de sa vie. Si je prends contacte aujourd'hui avec toi, en ce jour si particulier, c'est pour te mettre en garde.
    -Pourquoi vous ferai- je confiance, lui rétorquai-je
    D'une voix si calme que cela me troubla, il continua :
    -Rien ne t'oblige à me croire, mais sache que je ne veux que ton bien, alors que j'allai de nouveau l'interrompre il me coupa, je ne peux rien te dire de plus pour le moment à part que, maintenant, tu es assez grande. Demain, je te rendrai visite n'ait crainte.
    -Mais ...,balbutiais-je, incapable de dire autre chose.
    -Au revoir Sarah, mais n'oublie pas que le danger réside en un seul nom :Darren...
    Il raccrocha sans prononcer d'autres mots. Je ne savais que faire, avoir confiance en cet inconnu ou l'ignorer...Soudain, un bruit de feuille me fis sursauter, je fis volte-face...Par terre se trouvait une enveloppe. Je la pris, l'ouvris et trouvais un faire-part. Sur un papier noir orné de petits oiseaux, un petit texte était écrit en fines lettres argentées. Je le lus plusieurs fois, puis le répétais à haute voix afin d'être sûre que je ne rêvais pas:« - Darren Salar, né le 28 septembre 2001 ». Mes mains se mirent à trembler, et des questions envahirent ma tête :qui était ce jeune homme? Pourquoi était-il si dangereux? Comment cette lettre c'était retrouvé ici? Perdu je m'assis par terre, serrai entre mes doigts mon pendentif et laissai les larmes coulaient le long de ma joue.

    ~  

    Mia,

    Un crissement de pneus me tira de mes pensées. Machinalement, je relevais la tête et vu la voiture de mes grands-parents. Mais alors que j'allais détourner le regard, j'aperçus une corneille. Il n'était pas rare dans nos campagnes de pouvoir en observer, cependant celle-ci était différente...Son plumage était plus noir, plus brillant, plus soyeux que toutes les autres. Ses yeux étaient d'un jaune perçant et semblé doter d'une intelligence surnaturel. Tandis que je la regardais, elle semblait me fixer comme si elle voulait me délivrer un message. Je tendis une main vers elle, m'approchais de plus en plus, tout à coup elle s'envola, effrayée par une porte claquée. Troublée par cette étrange rencontre, je restai, figée, les muscles crispés fixant l'horizon. Après quelques minutes de stupeur, je sortis de ma chambre et allais à la rencontre des nombreux invités. Je les embrassai, leur rendais leur étreinte affichant un sourire éclatant. J'étais heureuse de les revoir, comme chaque année, mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir un pincement au cœur en pensant à Sarah, si seul, en notre jour. En découvrant, la piles de cadeaux m'étant destiné ma culpabilité redoubla, mais sachant qu'elle détestait qu'on s'apitoie sur elle, je balayai cette pensée de mon esprit. Alors que j'avais enfin réussi à faire le vide dans ma tête, je jetai un coup d'œil à la fenêtre et découvrit de nouveau, la même corneille... 

    ~

    Lui,

    La silhouette grise et sombre de l'hôpital apparaissait, peu à peu à travers les arbres verts qui bordaient le parc. Je déposai mon vélo sur le parking, avant de me dirigeai vers l'entrée principal.

     Les couloirs étaient déserts, le bruit de mes pas résonnait, faisant retourner les quelques infirmières en service. Les bruits des multiples machines redoublé à mesure que je m'enfonçai dans la bâtisse, rendant le climat pesant. Les néons du couloir, clignotaient comme si eux aussi pouvaient ressentir la tristesse des lieu. Certaines portes étaient ouvertes, laissant entrevoir les malades au teint blafard et au regard éteint. A chaque pas que je faisais, mon poul s'accélérait, je n'aimais pas l'hôpital, à chaque fois que je m'y rendais j'avais peur. Peur de ne pas trouver ma mère allongée sur son lit, souriant à ma vue, peur de la voir plus fatiguée, plus affaiblit que la dernière fois. 

    C'est donc le cœur serré et la boule au ventre que je poussais délicatement la porte de la chambre 326. Je lâchai un soupir de soulagement à sa vue. Elle était assise, lisant un livre que je lui avais offert: elle m'attendait. Elle relevait doucement la tête jusqu'à ce que ces pupilles se perdent dans les miennes. Une vague de bonheur déferla en moi, ma mère se tenait devant moi, certes affaiblie ,mais là. Elle désigna une place à côté d'elle et me caressa tendrement la joue. Au prix d'un effort considérable elle prononça deux mots, ces deux mots pour lesquelles j'avais fait plus d'un kilomètre de vélo et que mon propre père n'avait même pas été capable de m'offrir: « Joyeux anniversaire ». Je lui souris silencieux. 

    Ma mère était une vénérant du silence. Elle aimait le calme et la sérénité. Elle disait que c'était dans le vide que l'humanité était née, et ,que pour s'épanouir chacun avez besoin de ressentir ce vide intérieur. Elle détestait les gens qui parlaient pour ne rien dire, ainsi ne m'avait jamais enseigné comme toutes les mères qu'il fallait dire « merci » ou « de rien ». Elle trouvait ces paroles bien futiles. « Les gens parlent car ils ont peur du silence, ils pensent que le vide représente l'oublie ,mais c'est faux mon fils, le silence est la plus belle des réponses, ne l'oublie jamais », disait-elle. Toujours portée par cette mélodie inaudible qu'elle aimait tant, ma mère me tendit un coffret. Je l'ouvris avec la plus grande délicatesse du monde, et restai stupéfait par son contenu. Je tenais dans mes mains une sublime dague, pas un couteau ou même un poignard non, une dague. Une dague d'un noir étincelant aux arabesques folles qui s'entrelaçaient avec de petits oiseaux dorés, la lame semblait tranchante et aurait pu, sans mal, tuer quelqu'un. Je contemplais avec les yeux d'un enfant cet objet lorsque le bip assourdissant d'une machine retentit. 

    Je cachais l'arme sous ma veste et me relevai d'un bon. La respiration de ma mère s'était faite haletante et ses yeux restaient ouverts avec peine. Ne sachant que faire je lui saisis la main et la serrai aussi fort que je pouvais, l'enlaçais alors que mes larmes coulaient le long de son cou. Je la suppliai de rester, elle ne pouvait pas partir, pas maintenant, j'étais trop jeune. Sans elle, plus rien n'aurais de sens je ne me lèverais plus que pour entendre les reproches de mon père.Des médecins entraient au pas de course dans la chambre me priant de sortir. Je la serrai plus encore, comme si le fait de la sentir contre moi aller la faire rester plus longtemps. Alors que les infirmières s'affairaient à me séparer d'elle, je criais plus encore. Je lui disais une dernière fois que je l'aimais et lui criais des paroles rassurantes que le bruit des machines effaçait.

     Ma mère me fixait de son regard calme et serin comme si elle acceptait une réalité qui m'était impossible de croire. Je m'en voulais de l'avoir parfois laissée sans nouvelles pendant des jours ,mais bientôt je serais seul avec mes remords. Elle tenta dans le prix d'un effort insurmontable de me rassurer: « Darren....., mais les mots restèrent coincé dans sa gorge et dans un ultime souffle elle murmura un nom, un seul qui me fit frissonner : Sarah... ». Mais avant que je n'ai le temps de réagirent, les médecins emmenèrent ma mère loin de moi et la dernière chose que je pus voir c'est elle, endormie...

    ~

    Voilà le chapitre 2, l'intrigue commence à réellement se mettre en place, j'espère que cela va vous plaire... 

     

     

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